Un fort coup de cœur

enfants

« Buniamtêgué, ko fèkkècinga.
Si le repas est servi, toute personne présente est invitée. »

 

« Dès mon arrivée, j’ai ressenti un bien-être étonnant, une sensation étrange d’avoir déjà vécu parmi ces gens, une forte attirance. Bien que je sois un étranger, j’ai souvent été invité à partager le thé ou un simple moment de discussion chez eux. Des hommes, des femmes qui ont si peu et qui pourtant partagent tout : quelle leçon de vie ! Pauvres matériellement, et malgré tout joyeux, tellement de richesse dans les regards et les cœurs, j’ai goûté en leur compagnie les vraies valeurs de la famille : la tolérance, le partage, la solidarité, la convivialité des gens de cœur.

Cela m’a inspiré une forte envie de les aider. Je suis rentré marqué par ces rencontres et avec un chagrin tenace de la séparation. L’idée de construire là-bas a germé très vite et j’y suis retourné avec un regard de professionnel cette fois, avec ce projet déjà esquissé. Cela ne faisait pas de doute que je pouvais apporter mon savoir-faire en matière de maisons individuelles ».

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« Beaucoup d’atouts sont là : le cadre mythique de la forêt des baobabs, des artisans au savoir-faire exceptionnel, le climat chaud toute l’année, la mer à proximité, la construction prochaine d’un aéroport à un quart d’heure de là. Qui plus est dans un pays où le salaire journalier moyen est très bas et où beaucoup n’ont tout simplement pas de travail, un complexe de résidences amènera de multiples emplois qui feront vivre durablement plus d’une vingtaine de familles mais aussi une centaine de familles durant le temps de la construction. Mon envie va plus loin : aider les petites entreprises du bâtiment à s’équiper, se structurer pour améliorer leurs performances et leur rentabilité».

Un projet humain

« Lors de mon premier séjour, j’ai été touché par la simplicité et l’accueil des Sénégalais. J’ai aussi été touché par la pauvreté matérielle de beaucoup. C’est une volonté que l’entreprise s’engage à soutenir le développement local à travers les écoles, les clubs sportifs, la création de puits, la lutte contre les maladies (paludisme) et plus généralement tout ce qui peut contribuer à l’amélioration des conditions de vie.  Kër Mam travaillera à la promotion des échanges sous la forme de jumelage.

J’ai visité l’île de Gorée d’où partirent tant de jeunes hommes et femmes contre leur gré. On est pris d’émotion à l’endroit où ils étaient embarqués. Le Sénégal a payé un lourd tribut à l’esclavage. Leur retard économique en est en partie l’héritage. Mais le Sénégal ne demande qu’à se développer. Il y a beaucoup de potentiel dans ses paysages et son art de vivre ».

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[divider scroll_text= »Remerciements »]

 

Merci à Khady, Pape, Moustapha et Hamed pour leur précieuse aide. Ils se reconnaitront.